Création d’entreprise

Créer une entreprise en Belgique en 2026 : toutes les étapes

Entreprise individuelle ou société ? Découvrez toutes les démarches nécessaires pour créer votre entreprise en Belgique en 2026, de la validation du projet à l’envoi de votre première facture.

Créer une entreprise en Belgique est relativement rapide sur le plan administratif. La véritable difficulté consiste à choisir le bon statut, vérifier la rentabilité du projet, prévoir suffisamment de trésorerie et accomplir les formalités dans le bon ordre.

Selon votre situation, vous devrez notamment choisir entre l’entreprise individuelle et la société, établir un plan financier, ouvrir un compte bancaire, vous inscrire à la Banque-Carrefour des Entreprises, activer votre numéro de TVA et vous affilier à une caisse d’assurances sociales.

Depuis le 1er janvier 2026, les entreprises assujetties doivent également intégrer la facturation électronique structurée dans leur organisation dès leur lancement.

Ce guide reprend toutes les étapes importantes pour créer une entreprise en Belgique en 2026.

Informations vérifiées le 12 août 2026. Les règles peuvent varier selon l’activité, la région et la situation personnelle du fondateur. Faites valider votre dossier par un guichet d’entreprises, un comptable ou un notaire.

Sommaire

  1. Vérifier les conditions pour devenir indépendant
  2. Définir précisément votre projet
  3. Choisir votre statut d’indépendant
  4. Choisir entre entreprise individuelle et société
  5. Rédiger le business plan et le plan financier
  6. Calculer le budget nécessaire
  7. Choisir le nom, le siège et le compte bancaire
  8. Vérifier les autorisations et professions réglementées
  9. Créer une entreprise individuelle
  10. Constituer une SRL ou une autre société
  11. S’inscrire à la BCE et sélectionner les codes NACE-BEL
  12. Activer le numéro de TVA
  13. S’affilier à une caisse d’assurances sociales
  14. Enregistrer les bénéficiaires effectifs au registre UBO
  15. Organiser la comptabilité et la facturation Peppol
  16. Souscrire les assurances nécessaires
  17. Engager un premier travailleur
  18. Rechercher les aides et les financements
  19. Estimer le délai et le coût de création
  20. Checklist avant la première facture
  21. Questions fréquentes

Calculateurs utiles pour préparer votre entreprise

1. Vérifier les conditions pour devenir indépendant

Pour exercer une activité indépendante en Belgique, vous devez généralement :

  • avoir au moins 18 ans ou être émancipé ;
  • jouir de vos droits civils ;
  • avoir la capacité juridique nécessaire ;
  • ne pas être frappé d’une interdiction professionnelle ;
  • respecter les conditions particulières liées à votre activité.

Les ressortissants belges, ceux de l’Espace économique européen et les ressortissants suisses ne doivent normalement pas demander de carte professionnelle.

Les ressortissants d’autres pays doivent, sauf dispense, obtenir une carte professionnelle auprès de la région dans laquelle l’activité sera établie.

Certaines professions exigent également un diplôme, une reconnaissance des qualifications, une inscription auprès d’un ordre professionnel, une licence ou un agrément. Consulter les conditions officielles pour créer une entreprise.

Demandeur d’emploi, étudiant ou salarié

Votre situation influence votre statut social :

  • un salarié peut éventuellement démarrer comme indépendant à titre complémentaire ;
  • un étudiant peut demander le statut d’étudiant-indépendant ;
  • un demandeur d’emploi peut, sous certaines conditions, bénéficier du dispositif Tremplin-indépendants ;
  • une personne en incapacité de travail doit obtenir les autorisations nécessaires avant de commencer ;
  • un pensionné peut exercer une activité indépendante selon des règles spécifiques.

Si vous percevez une allocation, contactez impérativement l’ONEM, votre organisme de paiement ou votre mutualité avant d’entamer l’activité. Une inscription effectuée trop tôt peut avoir des conséquences sur vos droits.

<h2 id= »projet »>2. Définir précisément votre projet</h2>

Une idée ne devient une entreprise viable que lorsqu’elle répond à une demande réelle et génère une marge suffisante.

Avant les démarches administratives, définissez :

  • le produit ou le service proposé ;
  • le problème résolu pour le client ;
  • le profil du client cible ;
  • la zone géographique couverte ;
  • les concurrents directs et indirects ;
  • votre politique de prix ;
  • vos canaux de vente ;
  • vos coûts fixes et variables ;
  • les investissements nécessaires ;
  • votre besoin de financement ;
  • votre chiffre d’affaires prévisionnel.

Interrogez des clients potentiels et testez l’offre à petite échelle lorsque cela est possible. Un nombre élevé de personnes intéressées ne garantit pas qu’elles accepteront réellement de payer le prix prévu.

Déterminer un prix rentable

Votre tarif doit couvrir :

  • les achats et la sous-traitance ;
  • les cotisations sociales ;
  • les impôts ;
  • les assurances ;
  • le comptable ;
  • les logiciels ;
  • le marketing ;
  • les déplacements ;
  • le temps administratif ;
  • les périodes non facturées ;
  • votre rémunération ;
  • une marge de sécurité.

Pour construire votre prix, utilisez le calculateur de tarif freelance ou le calculateur de marge commerciale et de prix de vente.

<h2 id= »statut-social »>3. Choisir votre statut d’indépendant</h2>

Le statut social ne doit pas être confondu avec la forme juridique.

Vous pouvez notamment exercer comme :

  • indépendant à titre principal ;
  • indépendant à titre complémentaire ;
  • étudiant-indépendant ;
  • indépendant pensionné ;
  • conjoint aidant ;
  • administrateur ou dirigeant d’une société.

Un indépendant complémentaire reste soumis au statut social des indépendants. Le montant de ses cotisations dépend cependant de ses revenus et de sa situation.

Les cotisations réclamées au démarrage sont généralement provisoires. Elles sont ensuite régularisées lorsque l’administration fiscale transmet les revenus professionnels définitifs à la caisse d’assurances sociales.

Estimez la réserve trimestrielle à prévoir avec le calculateur de cotisations sociales d’un indépendant.

<h2 id= »forme-juridique »>4. Choisir entre entreprise individuelle et société</h2>

Le choix de la forme juridique influence la responsabilité, la fiscalité, les coûts de fonctionnement, les possibilités de financement et les obligations comptables.

L’entreprise individuelle

L’entreprise individuelle est généralement la solution la plus simple pour démarrer seul.

Ses principaux avantages sont :

  • constitution rapide ;
  • absence d’acte notarié ;
  • coûts administratifs limités ;
  • comptabilité généralement plus simple ;
  • liberté de décision ;
  • possibilité de tester une activité avant de créer une société.

Ses principaux inconvénients sont :

  • absence de séparation complète entre le patrimoine privé et le patrimoine professionnel ;
  • imposition du bénéfice à l’impôt des personnes physiques ;
  • protection patrimoniale plus limitée ;
  • transmission ou entrée d’investisseurs moins facile.

La SRL

La société à responsabilité limitée est fréquemment utilisée pour structurer une activité appelée à se développer.

Ses avantages potentiels sont :

  • personnalité juridique propre ;
  • séparation du patrimoine de la société et du patrimoine privé ;
  • entrée de nouveaux associés plus facile ;
  • meilleure continuité de l’entreprise ;
  • possibilités plus nombreuses pour organiser la rémunération du dirigeant ;
  • image parfois plus structurée auprès des partenaires.

Ses contraintes comprennent :

  • intervention d’un notaire ;
  • plan financier obligatoire ;
  • comptabilité en partie double ;
  • comptes annuels ;
  • coûts de création et de fonctionnement plus importants ;
  • formalités juridiques récurrentes.

Une SRL ne possède pas de capital minimum légal, mais elle doit disposer de moyens de départ suffisants pour exercer l’activité envisagée pendant au moins deux ans.

La SA et les autres sociétés

La SA convient plutôt aux projets nécessitant des capitaux importants ou une structure d’actionnariat plus complexe. Son capital minimum légal est de 61 500 euros.

D’autres formes existent, notamment la société coopérative, la société en nom collectif et la société en commandite. Elles répondent à des besoins plus spécifiques.

La responsabilité limitée offerte par une société n’est pas absolue. Un dirigeant peut notamment engager sa responsabilité en cas de faute de gestion, de fraude, de garantie personnelle ou d’insuffisance manifeste des moyens de départ.

Comparez vos scénarios avec le calculateur « Entreprise individuelle ou SRL ? ». Le choix définitif doit être validé avec un comptable et, pour une société, avec un notaire. Comparer officiellement les formes juridiques.

<h2 id= »business-plan »>5. Rédiger le business plan et le plan financier</h2>

Le business plan présente le projet dans son ensemble. Il décrit notamment :

  • l’activité ;
  • le marché ;
  • les clients ;
  • les concurrents ;
  • la stratégie commerciale ;
  • les compétences des fondateurs ;
  • l’organisation ;
  • les besoins financiers ;
  • les objectifs de développement.

Le plan financier constitue la partie chiffrée du projet.

Il doit notamment reprendre :

  • les investissements de départ ;
  • les sources de financement ;
  • le bilan d’ouverture ;
  • les ventes prévisionnelles ;
  • les charges prévisionnelles ;
  • les besoins en personnel ;
  • les résultats attendus ;
  • les flux de trésorerie ;
  • les hypothèses utilisées.

Le business plan n’est pas légalement obligatoire pour créer une entreprise individuelle, mais il est fortement recommandé.

Un plan financier signé par les fondateurs est obligatoire lors de la constitution d’une SRL, d’une SA ou d’une société coopérative. Il doit démontrer que l’entreprise dispose de ressources suffisantes pour fonctionner pendant au moins deux ans. Consulter les exigences relatives au business plan et au plan financier.

Tester la viabilité du projet

Trois calculs sont particulièrement importants :

  1. Le chiffre d’affaires minimum à atteindre.
  2. Le point le plus bas de la trésorerie.
  3. Le financement absorbé par les stocks et les délais de paiement.

Utilisez :

<h2 id= »budget »>6. Calculer le budget nécessaire</h2>

Ne confondez pas les frais de constitution et la trésorerie nécessaire au fonctionnement.

Les frais de constitution sont consommés au démarrage : notaire, publication, inscriptions, conseil ou licences.

La trésorerie de départ reste disponible dans l’entreprise pour payer les investissements, les stocks, les fournisseurs et les charges avant que les clients ne règlent leurs premières factures.

Votre budget doit au minimum intégrer :

  • les formalités de création ;
  • les honoraires du comptable et du notaire ;
  • le matériel ;
  • le stock ;
  • les garanties locatives ;
  • les assurances ;
  • les logiciels ;
  • le site internet ;
  • le marketing ;
  • les cotisations sociales ;
  • la TVA non récupérable ;
  • les premières rémunérations ;
  • plusieurs mois de frais fixes ;
  • une réserve pour les imprévus.

Le calculateur du coût de création d’une SRL ou d’une SA distingue les frais consommés des fonds qui restent disponibles dans la société.

<h2 id= »nom-siege-compte »>7. Choisir le nom, le siège et le compte bancaire</h2>

Vérifier le nom de l’entreprise

Avant d’utiliser un nom commercial ou une dénomination sociale, effectuez une recherche :

  • dans la Banque-Carrefour des Entreprises ;
  • auprès de l’Office Benelux de la Propriété intellectuelle ;
  • parmi les noms de domaine disponibles ;
  • sur les moteurs de recherche et les réseaux sociaux.

L’enregistrement d’une société au Moniteur belge ne remplace pas nécessairement la protection d’une marque.

Choisir le siège

Le siège officiel détermine notamment l’adresse administrative et la région de rattachement de l’entreprise.

Si vous utilisez votre domicile, vérifiez :

  • le contrat de bail ;
  • le règlement de copropriété ;
  • les règles urbanistiques ;
  • les conséquences fiscales ;
  • la publication éventuelle de votre adresse privée dans les bases publiques.

Une adresse de domiciliation ne doit être utilisée qu’auprès d’un prestataire fiable et dans le respect des règles applicables.

Ouvrir un compte bancaire

Pour une société, un compte doit être ouvert au nom de la société avant la signature de l’acte constitutif.

Pour une entreprise individuelle, séparer les transactions professionnelles et privées reste fortement recommandé, même lorsque la banque n’impose pas un produit spécifiquement professionnel.

Le numéro de compte utilisé pour l’activité doit apparaître sur les documents commerciaux concernés.

<h2 id= »autorisations »>8. Vérifier les autorisations et professions réglementées</h2>

La preuve des connaissances de gestion de base a été supprimée en Wallonie le 1er octobre 2025. Elle avait déjà été supprimée en Flandre et à Bruxelles.

Cette suppression ne concerne pas les compétences professionnelles spécifiques. Certaines activités peuvent toujours exiger :

  • un diplôme ;
  • une reconnaissance professionnelle ;
  • une inscription auprès d’un ordre ou d’un institut ;
  • un agrément ;
  • une licence ;
  • un permis environnemental ;
  • une autorisation communale ;
  • une autorisation de l’AFSCA ;
  • une carte professionnelle ;
  • une licence de transport ;
  • une autorisation d’implantation commerciale.

Les règles peuvent varier d’une région à l’autre. Vérifiez les exigences avant de signer un bail ou d’acheter du matériel. Lire l’information officielle sur la suppression des compétences de gestion en Wallonie.

<h2 id= »entreprise-individuelle »>9. Créer une entreprise individuelle</h2>

La création d’une entreprise individuelle ne nécessite normalement pas l’intervention d’un notaire.

La procédure générale est la suivante :

  1. Choisir le nom commercial.
  2. Déterminer l’adresse de l’unité d’établissement.
  3. Identifier les activités et les codes NACE-BEL.
  4. Ouvrir un compte bancaire dédié.
  5. S’inscrire auprès d’un guichet d’entreprises agréé.
  6. Obtenir un numéro d’entreprise.
  7. Activer le numéro de TVA si nécessaire.
  8. S’affilier à une caisse d’assurances sociales.
  9. Vérifier les assurances, autorisations et obligations comptables.
  10. Activer une solution de facturation électronique.

En 2026, l’inscription de base à la BCE coûte 111,50 euros pour une unité d’établissement. Les prestations complémentaires du guichet, comme l’activation TVA, peuvent être facturées séparément.

Une entreprise individuelle peut généralement être créée en quelques jours lorsque le dossier est complet. Consulter la procédure officielle de création d’une entreprise individuelle.

<h2 id= »constituer-societe »>10. Constituer une SRL ou une autre société</h2>

La constitution d’une SRL comprend généralement les étapes suivantes :

  1. Déterminer les fondateurs et les associés.
  2. Choisir la dénomination et le siège.
  3. Définir l’objet et les activités de la société.
  4. Préparer le business plan.
  5. Établir le plan financier.
  6. Déterminer les apports.
  7. Ouvrir un compte au nom de la société en formation.
  8. Préparer les statuts avec le notaire.
  9. Signer l’acte constitutif.
  10. Publier l’acte dans les annexes du Moniteur belge.
  11. Finaliser les inscriptions dans la BCE.
  12. Activer la TVA.
  13. Enregistrer les bénéficiaires effectifs.
  14. Affilier la société et ses dirigeants à une caisse d’assurances sociales.

Pour une SRL, une SA ou une société coopérative, l’acte authentique et l’intervention d’un notaire sont obligatoires.

Les apports peuvent, selon les conditions légales, être effectués en numéraire ou en nature. Les apports en nature peuvent nécessiter une documentation et un rapport spécifiques.

Le notaire peut effectuer plusieurs démarches, mais cela ne dispense pas les fondateurs de vérifier l’activation TVA, les codes NACE-BEL, les unités d’établissement et le registre UBO. Consulter la procédure officielle de création d’une société.

<h2 id= »bce »>11. S’inscrire à la BCE et sélectionner les codes NACE-BEL</h2>

La Banque-Carrefour des Entreprises attribue à chaque entreprise un numéro unique à dix chiffres.

Une fois activé à la TVA, ce numéro devient le numéro de TVA précédé de « BE ».

L’inscription reprend notamment :

  • la dénomination ;
  • l’adresse ;
  • la forme juridique ;
  • les unités d’établissement ;
  • les activités ;
  • les codes NACE-BEL ;
  • les fonctions des représentants.

Les codes NACE-BEL décrivent les activités exercées. Leur sélection doit être suffisamment précise, car ils peuvent avoir une incidence sur :

  • les autorisations ;
  • les aides publiques ;
  • les assurances ;
  • les obligations sectorielles ;
  • les contrôles ;
  • les commissions paritaires en cas d’engagement.

Évitez d’ajouter sans nécessité une longue liste de codes qui ne correspondent pas au projet. Pensez toutefois à déclarer toutes les activités réellement exercées.

Les inscriptions et modifications passent généralement par un guichet d’entreprises agréé.

<h2 id= »tva »>12. Activer le numéro de TVA</h2>

Une entreprise qui fournit de manière habituelle et indépendante des biens ou des services soumis à la TVA doit généralement être identifiée à la TVA.

La demande est réalisée au moyen du formulaire électronique 604A :

  • directement par l’entrepreneur ;
  • par un expert-comptable ;
  • ou par un guichet d’entreprises.

Le SPF Finances demande que l’identification intervienne après l’inscription à la BCE, mais avant le début de l’activité économique. Consulter la procédure officielle d’activation TVA.

Selon l’activité et le chiffre d’affaires, plusieurs régimes peuvent s’appliquer :

  • déclarations périodiques mensuelles ;
  • déclarations trimestrielles ;
  • régime de franchise pour petites entreprises ;
  • régime particulier applicable à certaines activités ;
  • opérations exonérées.

Le régime de franchise peut simplifier certaines obligations, mais l’entreprise reste assujettie et doit conserver un numéro de TVA. Elle ne facture normalement pas la TVA et ne peut généralement pas récupérer la TVA sur ses achats.

Avant de choisir un régime, simulez votre situation avec le calculateur de TVA à payer ou à récupérer.

<h2 id= »cotisations »>13. S’affilier à une caisse d’assurances sociales</h2>

Tout indépendant doit s’affilier à une caisse d’assurances sociales avant de commencer son activité.

Cette obligation concerne notamment :

  • les indépendants principaux ;
  • les indépendants complémentaires ;
  • les étudiants-indépendants ;
  • les administrateurs rémunérés ;
  • les associés actifs ;
  • les aidants et conjoints aidants concernés.

L’indépendant doit également être affilié à une mutualité.

Une société doit elle-même s’affilier à une caisse d’assurances sociales dans les trois mois de sa création et payer la cotisation annuelle à charge des sociétés, sauf dispense applicable.

Une absence d’affiliation de l’indépendant avant le début de l’activité peut entraîner une amende administrative. Consulter les règles de l’INASTI.

<h2 id= »ubo »>14. Enregistrer les bénéficiaires effectifs au registre UBO</h2>

Les sociétés et certaines autres entités doivent enregistrer leurs bénéficiaires effectifs dans le registre UBO.

Il s’agit des personnes physiques qui possèdent ou contrôlent directement ou indirectement l’entité.

L’enregistrement doit être effectué dans les 30 jours suivant la constitution. Il faut également :

  • joindre les documents justificatifs ;
  • actualiser les informations dans les 30 jours suivant une modification ;
  • confirmer les données chaque année, même en l’absence de changement.

Cette obligation ne doit pas être négligée. Le non-respect peut entraîner des sanctions et une mention de radiation dans la BCE. Consulter les obligations du registre UBO.

<h2 id= »comptabilite »>15. Organiser la comptabilité et la facturation Peppol</h2>

Avant d’émettre la première facture, choisissez :

  • un comptable ;
  • un logiciel de facturation ;
  • une méthode de classement des justificatifs ;
  • une procédure de suivi des paiements ;
  • un système de sauvegarde ;
  • un calendrier des échéances fiscales et sociales.

Facturation électronique obligatoire en 2026

Depuis le 1er janvier 2026, presque toutes les transactions entre entreprises belges assujetties à la TVA doivent être facturées au moyen d’une facture électronique structurée.

Un PDF envoyé par e-mail ne suffit donc plus pour les opérations B2B concernées.

L’entreprise doit disposer d’un logiciel permettant d’envoyer et de recevoir les factures structurées, généralement par l’intermédiaire du réseau Peppol. L’obligation peut également concerner les entreprises bénéficiant du régime de franchise TVA. Vérifier le champ d’application de la facturation électronique.

Une entreprise qui ne travaille qu’avec des particuliers doit malgré tout être capable de recevoir les factures électroniques de ses fournisseurs belges.

Avant de souscrire, comparez le coût de la solution avec les économies de temps grâce au calculateur du coût et de la rentabilité de Peppol.

<h2 id= »assurances »>16. Souscrire les assurances nécessaires</h2>

Certaines assurances sont obligatoires, d’autres sont fortement recommandées.

Selon votre activité, examinez notamment :

  • la responsabilité civile professionnelle ;
  • la responsabilité civile exploitation ;
  • l’assurance incendie ;
  • la protection juridique ;
  • l’assurance du matériel ;
  • la perte d’exploitation ;
  • la cyberassurance ;
  • la protection du revenu garanti ;
  • l’assurance automobile professionnelle ;
  • l’assurance accidents du travail ;
  • les assurances sectorielles obligatoires.

L’assurance accidents du travail est obligatoire dès que l’entreprise occupe du personnel.

La responsabilité limitée d’une société ne remplace pas une couverture d’assurance adaptée.

<h2 id= »premier-travailleur »>17. Engager un premier travailleur</h2>

L’engagement d’un salarié entraîne de nouvelles obligations.

L’employeur doit notamment prévoir :

  • son identification auprès de l’ONSS ;
  • une déclaration Dimona ;
  • un contrat de travail adapté ;
  • une assurance accidents du travail ;
  • un service externe de prévention ;
  • un règlement de travail ;
  • le respect de la commission paritaire ;
  • le calcul du précompte professionnel ;
  • les déclarations sociales ;
  • le paiement du salaire, des cotisations et des pécules.

Un secrétariat social peut prendre en charge une partie importante de ces formalités.

Avant de signer un contrat, calculez le budget annuel avec :

<h2 id= »aides-financements »>18. Rechercher les aides et les financements</h2>

Les aides à la création et au développement dépendent principalement :

  • de la région ;
  • du secteur ;
  • de la taille de l’entreprise ;
  • de l’âge de l’entreprise ;
  • du type d’investissement ;
  • du statut du fondateur ;
  • du nombre d’emplois créés ;
  • du caractère innovant ou durable du projet.

Les principales portes d’entrée régionales sont :

Introduisez les demandes avant de signer un bon de commande ou de commencer l’investissement lorsque le règlement de l’aide l’exige.

Utilisez également le moteur de recherche des aides AidesPME.

Financer le lancement

Les principales sources de financement sont :

  • l’apport personnel ;
  • le prêt bancaire ;
  • le microcrédit ;
  • le prêt public régional ;
  • le prêt d’un proche ;
  • le financement participatif ;
  • l’entrée d’investisseurs ;
  • le leasing ;
  • les aides à l’investissement.

Pour préparer une demande bancaire, utilisez le calculateur de capacité d’emprunt d’une PME puis le calculateur de crédit professionnel.

<h2 id= »cout-delai »>19. Estimer le délai et le coût de création</h2>

DémarcheEntreprise individuelleSRL
Business planRecommandéRecommandé
Plan financier légalNon obligatoireObligatoire
Intervention du notaireNonOui
Inscription BCEOuiOui
Activation TVASelon l’activitéSelon l’activité
Affiliation sociale personnelleOuiOui pour le dirigeant concerné
Affiliation sociale de la sociétéSans objetOui
Registre UBONonOui
Comptabilité en partie doubleGénéralement nonOui
Facturation PeppolSelon le champ d’applicationSelon le champ d’application

Une entreprise individuelle peut généralement être opérationnelle en quelques jours si les autorisations sont en ordre.

La constitution d’une SRL demande habituellement davantage de temps en raison du plan financier, de l’ouverture du compte, de la préparation des statuts et du rendez-vous chez le notaire.

Les coûts réels dépendent des honoraires, du nombre d’activités, des autorisations, du logiciel, des assurances et des besoins de financement.

<h2 id= »checklist »>20. Checklist avant la première facture</h2>

  • Les conditions personnelles et professionnelles sont remplies.
  • Le marché et les clients ont été étudiés.
  • Le tarif couvre les coûts et la rémunération.
  • La forme juridique a été validée.
  • Le business plan est terminé.
  • Le plan financier a été vérifié.
  • Le nom commercial et le domaine sont disponibles.
  • Le siège peut légalement accueillir l’activité.
  • Le compte bancaire est opérationnel.
  • Les autorisations et agréments sont obtenus.
  • L’entreprise est inscrite dans la BCE.
  • Les codes NACE-BEL sont corrects.
  • Le numéro de TVA est activé.
  • L’affiliation sociale est confirmée.
  • La mutualité est en ordre.
  • Le registre UBO est complété si nécessaire.
  • Les assurances sont actives.
  • Le comptable et le logiciel sont choisis.
  • L’envoi et la réception Peppol ont été testés.
  • Les conditions générales et la politique de confidentialité sont prêtes.
  • Les échéances fiscales et sociales sont planifiées.
  • Une réserve de trésorerie suffisante est disponible.

<h2 id= »faq »>21. Questions fréquentes</h2>

Quel est le moyen le plus simple de créer une entreprise en Belgique ?

L’entreprise individuelle est généralement la forme la plus simple. Elle ne nécessite pas d’acte notarié et peut être enregistrée rapidement auprès d’un guichet d’entreprises.

Faut-il un capital minimum pour créer une SRL ?

Non. Une SRL ne possède plus de capital minimum légal. Elle doit cependant disposer de capitaux propres et de ressources suffisantes au regard de son activité et de son plan financier.

Peut-on créer une SRL seul ?

Oui. Une SRL peut être constituée par une seule personne.

Faut-il obligatoirement engager un comptable ?

Ce n’est pas toujours une obligation légale pour une entreprise individuelle, mais l’accompagnement est vivement recommandé. Pour une société, la complexité de la comptabilité et des obligations fiscales rend son intervention pratiquement indispensable.

Combien coûte l’inscription à la BCE en 2026 ?

L’inscription de base d’une entreprise individuelle pour une unité d’établissement coûte 111,50 euros en 2026. Des frais supplémentaires peuvent être facturés pour d’autres démarches.

Puis-je utiliser mon domicile comme siège ?

Oui dans de nombreux cas, mais il faut vérifier le bail, le règlement de copropriété, les règles urbanistiques et les conséquences de la publication de l’adresse.

Puis-je créer une entreprise tout en travaillant comme salarié ?

Oui, si les conditions de l’activité complémentaire sont remplies. Vérifiez également votre contrat de travail, les éventuelles clauses de non-concurrence et l’absence de conflit avec votre employeur.

Peut-on créer une entreprise en étant au chômage ?

Dans certaines situations, oui. Les conditions doivent toutefois être vérifiées avec l’ONEM avant l’inscription et le début de l’activité.

Faut-il encore prouver des connaissances de gestion de base ?

Non. Cette obligation a été supprimée dans les trois régions. Certaines compétences professionnelles, licences et autorisations restent cependant obligatoires.

Peppol est-il obligatoire pour une nouvelle entreprise ?

Si l’entreprise est assujettie à la TVA et réalise ou reçoit des opérations B2B belges concernées, elle doit pouvoir utiliser les factures électroniques structurées. Un PDF envoyé par e-mail ne suffit plus.

Entreprise individuelle ou SRL : quelle forme coûte le moins cher ?

L’entreprise individuelle coûte moins cher à créer et à administrer. La SRL peut toutefois offrir une meilleure structuration patrimoniale et organisationnelle. Le choix fiscal dépend du bénéfice, de la rémunération souhaitée et des coûts de la société.

Conclusion

Créer une entreprise en Belgique ne se résume pas à obtenir un numéro d’entreprise.

Un lancement solide demande de :

  1. vérifier les conditions d’accès ;
  2. valider le marché ;
  3. choisir le bon statut ;
  4. établir un business plan réaliste ;
  5. prévoir suffisamment de trésorerie ;
  6. accomplir les formalités BCE, TVA et sociales ;
  7. organiser la comptabilité et Peppol ;
  8. rechercher les aides avant d’investir.

L’erreur la plus fréquente consiste à consacrer tout le budget disponible aux frais de création et au matériel, sans conserver suffisamment de liquidités pour les premiers mois.

Commencez par comparer vos scénarios avec le calculateur « Entreprise individuelle ou SRL ? », puis construisez votre plan de trésorerie.


Cet article fournit une information générale et ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou comptable personnalisé. Les formalités doivent être vérifiées auprès des administrations et professionnels compétents.

Sources officielles